Fermeture de Porte 12  : les réponses de la Ville de Saint-Brieuc


À l’heure d’annoncer la fermeture de Porte 12, son magasin dans la rue du Général-Leclerc, Isabelle Ballouard n’a pas été tendre avec la mairie de Saint-Brieuc. La responsable du commerce, ouvert quatre mois plus tôt pour succéder à Harris Wilson, mettait notamment en avant une « fréquentation du centre-ville en baisse de l’ordre de 30 % chaque année, entre autres, parce que la Ville supprime du stationnement ».« Depuis la covid, les flux piétons sont en augmentation dans le centre-ville. En hausse de 13 % en 2023 par rapport à 2022 », lui répond, ce vendredi 28 juin, Nicolas Nguyen, adjoint en charge du commerce et de l’animation. « Ça reprend, et même plus vite que dans les zones périphériques ». Mais l’élu rappelle aussi que « le shopping n’est plus le motif premier qui fait venir les gens en ville. Les gens viennent pour la convivialité, les animations. Et c’est ça qui entraîne l’acte d’achat ensuite ».

« Des porteurs viennent nous voir »

Parlant d’une fermeture « évidemment très regrettable », Nicolas Nguyen rappelle que « le prêt-à-porter, partout en France, est en crise durable. C’est devenu un secteur très fragile. On le voit avec Porte 12 et le projet précédent, Harris Wilson, pour lequel Mme Ballouard reconnaît elle-même qu’il n’était pas adapté ».La municipalité l’assure, le solde entre fermetures et ouvertures ou projets reste positif. Mais ne souhaite pas donner de chiffres. L’adjoint rappelle l’installation de locomotives comme « Nature & découvertes ou d’autres plus indépendants comme Breizh Comics qui font venir du flux ». Et assure que « des porteurs viennent nous voir, notamment dans des segments où l’on a des manques. Comme la seconde main dans le vêtement ou dans le secteur de la culture… »

Un manager « très apprécié »

Autant de dossiers suivis par Antoine Cousseau, le manager de centre-ville. Au Télégramme, Isabelle Ballouard assurait : « On ne le voit jamais. » « Antoine est là pour accompagner les commerçants, pour jouer un rôle de facilitateur. Mais encore faut-il le solliciter, défend l’adjoint. Il est très apprécié de nombreux commerçants. Et des porteurs de projets qu’il accompagne dans leurs démarches et leurs recherches de locaux. »Et Nicolas Nguyen de citer Hervé Guihard, le maire de Saint-Brieuc. « Il dit que son meilleur investissement sur le commerce et l’attractivité, c’est Antoine Cousseau. »Mais il rappelle aussi qu’en matière de commerce, la Ville ne peut pas tout. « La chose la plus compliquée, encore aujourd’hui, c’est d’associer les propriétaires à la démarche de redynamisation du centre-ville. Il y a encore une forte inadéquation entre le loyer et l’état du bâti. »