Conférence de presse du Collectif Anti-passes et Liberté vaccinale : «Le député Gauvain n'a rien compris!»


Comme annoncé lors des prises de parole samedi dernier, le Collectif a tenu une conférence de presse à la Maison des Associations ce mercredi. L’occasion de réagir aux déclarations du député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, Raphaël Gauvain, et organiser une collecte de denrées alimentaires afin de soutenir le Convoi de la Liberté. Plus détails avec Info Chalon.

Ce mercredi 9 février à 19 heures 30, le Collectif Anti-passes et Liberté vaccinale tenait une conférence de presse au rez-de-chaussée de la Maison des Associations, Salle Loi 1901, afin de réagir aux propos du député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, Raphaël Gauvain, à son encontre.
Pour les anti-passes du Chalonnais, si ce dernier visait directement Yoann Janet, un de ses représentants les plus connus, estimant qu’il «cultive mensonge, invective et dissimulation», pas de doute, c’est tout le Collectif qui est pointé du doigt par l’élu local.
D’aucuns pensent que c’est «une tentative désespérée comme une autre» de les diviser en n’évoquant que Yoann alors que Pascal Poyen et une aide-soignante étaient également présents.  
Le mis en cause par le député est revenu sur le contexte dans lequel s’est déroulé l’entretien qu’ils ont eu avec le député. Une rencontre qui a fini en dialogue de sourds, estime l’activiste.
«J’étais déçu alors qu’avec Gilles Platret, on a pu discuter», déclarera-t-il.
Celui-ci a relu devant une assistance venue en grand nombre les déclarations du député. Il est notamment revenu sur les déclarations de l’élu où il explique avoir voulu les rencontrer en janvier et que ce sont eux qui ont refusé sa main tendue.
Pour Yoann, «c’est un mensonge».
Mais ce qui met vraiment le Collectif hors de lui, ce sont les raccourcis faits par le député en les désignant de manière caricaturale comme d’extrême droite.
«C’est ridicule! Je ne suis pas d’extrême droite vu mes origines. Il va vite en besogne en nous collant une étiquette!», réagit Salim Sahraoui, un autre habitué des manifestations anti-passes.
«Nous sommes d’horizons différents mais nous, on fait de la bonne politique!», intervient Pascal Poyen.
«Comme tout bon psychopathe en puissance ou pervers narcissique qui se respecte, il inverse les rôles en nous prêtant des traits qui lui vont comme un gant… C’est lui qui ment et fait dans l’invective!», lance à son tour Yvonne Desplaces, la coiffeuse de l’Avenue de Paris connue pour sa vive opposition aux passes et à la vaccination des enfants.
«L’idée, c’était de faire une action symbolique et à aucun moment, il  y a eu d’insulte proférée à son encontre!», explique Pascal en revenant sur la rencontre avec le député.
Ce dernier nous indique que le seul but de cette conférence de presse est de montrer la richesse du collectif en terme d’idées et que «ça ne se résume pas avec Yoann!»
«Nous, on fait une politique citoyenne! Vous, vous faites une politique dictatoriale!», ajoute Salim.
«Ça nous a agacé car ce monsieur a répondu à côté à toutes nos questions. Il veut juste décribiliser le Collectif. Ses déclarations prouvent que le député n’a rien compris!», enfonce le clou Yoann.
«Nous sommes pas là pour faire de la politique politicienne. On fait ça pour nos enfants! Quant aux gens qui sont vaccinés et qui sont là avec nous, ils n’ont pas à se justifier.Ils sont nos sœurs et nos frères, ce sont juste des victimes de la politique de Macron. Ils n’ont pas eu le choix!», précise Salim.
Pour un autre participant, au contraire, «ils savent très bien ce qu’ils font. Ils fonctionnent toujours comme ça. Ils nous préparent à la révolution du transhumanisme». 
Celui-ci parlera même de «fabrique du consentement»…
«Depuis quand ce sont les politiques qui font du médical? On mélange tout!», déclare une autre membre du Collectif.
De nombreuses prises de parole sur des sujets multiples.
«Ce qui nous rassemble, c’est la lutte pour la défense de nos libertés», nous fait part un autre anti-passes.
Même son de cloche du côté de Pascal Poyen : «Oui, on est pas d’accord sur tout mais on est d’accord sur l’essentiel, la défense des libertés».
Cette autre figure de proue des anti-passes locaux tacle au passage le président de la République, Emmanuel Macron.
«Il rabaisse et il divise, ce sont les seules choses qu’il a su bien faire durant son mandat!»
«Nous avons nos convictions, nous voulons qu’elles soient respectées», insiste Yoann.
«Ils nous disent d’extrême droite. Dont acte. Nous aussi nous aurions pu les taxer d’être des francs-maçons mais nous ne le ferons pas!», déclare un militant depuis le fond de la salle.
«Pour moi, l’extrême droite financière est au pouvoir!», dénonce à nouveau Salim.
La dernière partie de la conférence de presse du Collectif était consacrée au Convoi de la Liberté.
Comme l’indique Yvan Brochiero, référent en Bourgogne de Réaction 19 et de Bon Sens, le Collectif qui soutient le Convoi de la Liberté organise une collecte de denrées alimentaires ce jeudi matin, de 9 heures à 11 heures, et l’après-midi, de 14 heures à 16 heures 30, dans la galerie marchande de Carrefour Sud, en distribuant un tract (voir dans la galerie photos).
Pour ce faire, 5 membres du collectif seront présents le matin et 5 autres l’après-midi.
Vendredi 11 février, les membres du Collectif sont invités à se rejoindre le convoi à Saint-Rémy, sur l’ancien parking de Babou à 11 heures 35, et au rond-poinr Jeanne Rose à Montchanin à 10 heures 50, comme nous l’explique Stéphanie dite «Nini», la coordinatrice locale de ce mouvement qui se veut apolitique.
Les deux convois partiront à midi pour atteindre le sud de Dijon à 13 heures.
«Un vent nouveau souffle dans toutes les régions de France pour la liberté», selon Marianne pour qui «il n’y a pas de bonheur sans liberté et de liberté sans résistance».
 
Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati


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