Vers la création d’une brigade mobile pour mieux sécuriser les vallées du Haut-Béarn  ?


L’objectif annoncé par le Président de la République est de créer 200 structures en France dans les années à venir, dont deux à trois brigades dans les Pyrénées-Atlantiques. Trois rendez-vous ont été programmés avec les.L’objectif annoncé par le Président de la République est de créer 200 structures en France dans les années à venir, dont deux à trois brigades dans les Pyrénées-Atlantiques. Trois rendez-vous ont été programmés avec les élus du département en cette fin d’année, dont le premier avait lieu ce mercredi 23 novembre à Oloron.

Proximité et visibilité

« On veut assurer plus de proximité et de visibilité pour combler les déserts administratifs », a expliqué le commandant du groupement de gendarmerie départementale Jean Bouldoires, qui a animé la réunion aux côtés de la commandante de la compagnie d’Oloron Séverine Cousture et de la sous-préfète d’Oloron Anna Nguyen. « L’ambition est de faire du sur-mesure, et c’est pour cela que nous allons vers les élus pour mieux prendre en compte les enjeux locaux ».De leur côté, les gendarmes verraient d’un bon oeil la création d’une brigade mobile centrée sur la sécurisation des vallées. « Selon nos statistiques, on peut encore progresser sur la prise en compte des zones de montagne ».C’est toutefois aux élus de candidater auprès de l’État en faisant leurs propres suggestions. Les communes seront évaluées en fonction de plusieurs critères  : potentiel immobilier, sécurisation des locaux, accès aux réseaux de télécommunications, conditions financières proposées pour la mise à disposition des locaux, opportunités de logements dans la commune ou à proximité, et enfin l’attractivité pour les militaires et leurs familles.

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Après une concertation jusqu’au 10 décembre, la remontée des candidatures sera réalisée au préfet le 15 janvier. Les projets seront sur le bureau du ministre le 15 février, tandis que les premières brigades doivent être opérationnelles pour l’été 2023.« C’est un calendrier très serré  : je ne suis pas sûr que beaucoup de communes pourront répondre si vite à tous ces critères », fait valoir le maire de Borce Philippe Vigneau. « Les premières brigades seront activées rapidement, mais on a plusieurs années pour toutes les mettre en place », rassure Anna Nguyen. « On peut aussi envisager des périodes transitoires, le temps de réaliser des travaux ».

Réactiver la brigade de Lasseube ?

La maire de Lasseubetat Christine Cabon alerte sur les nombreux vols subis sur la D34. Le maire de Lasseube Laurent Keller confirme  : « Ma commune est coupée par deux routes départementales, et c’est donc un lieu stratégique pour commettre des méfaits ». Lasseube avait auparavant une brigade, mais elle a déménagé depuis six ans à Gan. « Le secteur que les gendarmes ont à couvrir est si immense qu’ils n’ont quasiment jamais le temps d’intervenir sur notre périmètre », regrette Laurent Keller, qui souhaite donc le retour d’une brigade à Lasseube. « À mon sens, la brigade de Gan suffit au maillage du territoire, mais vous pouvez évidemment présenter une candidature », répond Jean Bouldoires.Le maire de Lurbe Saint-Christau Gérard Leprêtre suggère quant à lui de réinvestir l’ancienne gendarmerie d’Urdos. Inenvisageable selon le commandant du groupement de gendarmerie  : « Le bâtiment est situé dans un couloir d’avalanche ».Les prochaines réunions de concertation auront lieu le 5 décembre à Bayonne et le 8 décembre à Mourenx.