De la NFL au 100m des Jeux olympiques de Tokyo 2020 : analyse de l’ambitieux projet de DK Metcalf


Depuis, la punchline est devenue un projet, et le footballeur américain a chaussé les pointes dimanche à Walnut, en Californie.

« Impossible » de le voir aux JO de Tokyo selon Caristan

Un temps de 10h2>Pas le prototype du diamant à polir

salue notre consultant qui soupçonne un retour vers un amour d’antan envisage tout de même notre consultant. Mais comment ? Stéphane Caristan décrypte la course de cette « belle bête » de 23 ans : « Il est explosif. Mais il se redresse trop tôt. Il peut encore progresser dans sa mise en action, il pose vite son premier appui, ne pousse pas beaucoup sur sa jambe gauche… On voit qu’il manque un peu de spécifique. Il est un peu crispé, mais vu son gabarit, il est ‘pas mal’ au niveau du rythme. » Voilà le cocktail d’un départ correct, qui lui permet d’être au contact de Mike Rodgers (finaliste mondial de l’épreuve en 2015, 2e en 10.12 ce dimanche) and co. C’est ensuite que « cela se complique »… « Ce qui me marque le plus, ce sont ses 40 derniers mètres, où il pioche, il allonge pour garder le contact », poursuit Caristan, qui ajoute : « Il a les épaules un peu hautes. » Notre spécialiste pointe donc un défaut rédhibitoire face à une telle concurrence : « Je pense qu’il atteint sa vitesse maximale plus tôt que les autres (…) mais il ne la tient pas très longtemps. On voit que c’est dans ce secteur là que les autres font la différence. » Pour autant, il ne parle pas d’écroulement, ni même d’une grande détérioration de la foulée du transfuge des terrains de foot us au tartan.

De la NFL au 100m des Jeux olympiques de Tokyo 2020 : analyse de l’ambitieux projet de DK Metcalf

« C’est très différent de la vitesse dans le football »

« Sur 100 yards (91 mètres NDLR), il doit tout de même faire la différence (dans son sport de prédilection), à mon avis, parce que des footballeurs américains qui font moins de 10.40 sur 100 mètres, il n’y en a pas 30 000, évalue Stéphane Caristan. Mais face à des vrais sprinteurs… » Metcalf s’incline, beau joueur : « Ce sont des athlètes de classe mondiale. Ils font cela pour gagner leur vie. C’est très différent de la vitesse dans le football (américain). » Il a pu voir ce qui le séparait de l’élite, mais pense toujours qu’il a « de bonnes chances de (se) qualifier » pour les Trials. Pour cela, il devra donc rester dans le match au-delà de la mi-course. Stéphane Caristan détaille les différentes façons de travailler son finish sur piste : « On fait de l’endurance de force, des exercices spécifiques de vitesse sur des distances supérieures, des 120, des 150 voire des 200 mètres. » Outre la distance, l’intensité est un facteur sur lequel jouer : « On fait des courses en vite-relâché-vite (120 mètres, par tranches de 40 mètres), de l’accélération progressive aussi, en décomposant la course, pour essayer de garder de la disponibilité technique, être capable d’accélérer alors que l’on a déjà 80 mètres dans les jambes. » Bolt reste le roi : revivez la finale du 100m des Jeux de Rio

Trop musclé ?

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