Elisabeth Borne défend coûte que coûte sa réforme même si « ça ne fait pas plaisir à grand monde »


même réunis en assemblée  c’est polluer plus  !  »  : à Paris, les jeunes manifestent à leur tour contre la réforme des retraitesNon, Elisabeth Borne « n’ignore pas le mouvement social ». Oui, elle sait que « travailler plus longtemps, ça ne fait pas plaisir à grand monde ». Mais le rejet populaire du texte est loin de l’ébranler, et encore moins de la faire dévier de son objectif  : faire adopter sa réforme au plus vite, unique solution, selon elle, pour sauver le régime des retraites par répartition.

« Pas un problème »

cela ne me semble pas être un problème. »Même si cela revient à cotiser 44 ans, alors même que la durée de cotisations est censée être portée à 43 ans maximum.

Elisabeth Borne défend coûte que coûte sa réforme même si « ça ne fait pas plaisir à grand monde »

« Travailler plus longtemps »

« Notre système, c’est une durée de cotisations ET un âge légal, clame-t-elle. Si on veut que la durée de cotisations soit le seul critère, alors il faut inventer un nouveau système. On pourrait aussi parler d’un système universel par points, mais ce n’est pas non plus l’objet de la réforme actuelle. » Et pour se faire plus claire encore, elle poursuit  :« On ne peut pas dire que personne ne devra travailler plus longtemps. Le principe de notre réforme des retraites, c’est de travailler progressivement plus longtemps. »Réforme des retraites  : l’axe inédit Borne-CiottiLes autres critiques sont balayées à l’avenant. Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, a beau alerter sur les difficultés de faire porter cette réforme par un PLFSSR (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif), au temps encadré et au « 49.3 » illimité, elle n’en a cure  : « On a bien en tête qu’il y a un Conseil constitutionnel, donc on veille à ce que ce PLFSSR soit conforme à la Constitution. » Circulez.De même pour le rapport du COR (Conseil d’orientation des retraites) sur lequel se base le gouvernement, pourtant sujet à interprétation, y compris de la part de son propre président, Pierre-Louis Bras. Elle cingle  : « Il y a beaucoup d’hypothèses dans le rapport du COR qui peuvent nuire à la lisibilité des conclusions, voire même conduire le président du COR à avoir une position assez… personnelle. » Après le « quoi qu’il en coûte », le « coûte que coûte » ?