Ghaleb Bencheikh réélu à la tête de la Fondation de l’islam de France


60 ans, a finalement été reconduit pour un mandat de quatre ans à la tête de la FIF, jeudi 10 juin, avec dix voix pour et une abstention par le conseil d’administration.

Mise sur pied à l’été 2016 après les attentats de 2015 par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, cette institution laïque d’utilité publique a été conçue pour financer des projets culturels et éducatifs en rapport avec l’islam. L’objectif : faire mieux connaître la religion et la civilisation musulmanes à tous types de publics (musulman ou non), et constituer un « pont entre l’islam et la République ».Dans un communiqué, le président réélu évoque les « chantiers titanesques de la Fondation », puisqu’il s’agit selon lui de poursuivre « la mise en ordre de la « maison Islam ».

Ghaleb Bencheikh réélu à la tête de la Fondation de l’islam de France

« Il y va de la paix civile et de la cohésion sociale », écrit-il.

Un duel arbitré par l’exécutif

Il y expose le « double défi » auquel doit désormais répondre la FIF selon lui : « être reconnue en notoriété et autonome financièrement ».

Le duel entre les deux candidats a sans nul doute été arbitré par l’exécutif, trois représentants de l’État figurant au conseil d’administration de la FIF.

155 bourses accordées

La FIF dit avoir reçu en quatre ans un total d’environ 3,5 millions d’euros, en dons de mécènes (Aéroports de Paris, SNCF, Caisse des dépôts, Fondation Aga Khan) et de l’État. Disposant de seulement trois salariés, il lui reste actuellement 500 000 € pour fonctionnerOutre l’attribution de 155 bourses, depuis septembre 2017, pour les cadres religieux musulmans souhaitant suivre une formation civique et civile, la FIF alloue également quelques bourses par an pour encourager l’émergence de nouveaux spécialistes de l’islam au sein de l’université française.

Souffrant d’une image élitiste, la FIF a également mis en place des projets grand public, à commencer par son université populaire itinérante, devenue digitale en raison du Covid-19. Celle-ci ambitionne de « faire se rencontrer les Français » au cours de soirées débats thématiques organisées de Roubaix à Marseille en passant par Mantes-la-Jolie.

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