INTERVIEW – Les vacances de Patrick Bruel  : « Chaque été, je reçois à la maison les copains de mes fils »


Si l’été sera en partie studieuse pour Patrick Bruel qui débute le tournage d’une série-évènement, Unité 8200, pour TF1 et une plateforme de streaming, celui qui se définit comme « un hyperactif » compte bien prendre quelques jours de repos pour rejoindre ses enfants à Los Angeles (Oscar, 19 ans rentre en quatrième année de neurosciences et Léon,17 ans) et passer du bon temps dans son havre de paix à L’Isle-sur-La-Sorgue. Histoire de regonfler ses batteries avant une grande tournée prévue en février 2024 et la promo de son album Encore une fois. Alors, en vacances, on oublie tout, Patrick ?GALA: QUE METTEZ-VOUS EN PRIORITÉ DANS VOTRE VALISE ?PATRICK BRUEL: Très peu de choses parce que je n’aime pas enregistrer mes bagages.

Je suis d’un naturel assez impatient. Et puis, j’aime voyager léger, ça me permet de partir très vite d’un endroit, de me décider au dernier moment pour une destination. D’aucuns diront que cela vient peut-être du déracinement.

INTERVIEW – Les vacances de Patrick Bruel  : « Chaque été, je reçois à la maison les copains de mes fils »

L’idée que je puisse avoir cette liberté de partir vite est très présent en moi. Et puis, sachez que l’on peut mettre beaucoup de choses dans une petite valise. C’est tout un art de rouler ses vêtements, de tout caler.

Avec moi, aucune place perdue ! (Rires)

GALA: EN MODE VACANCES, VOUS VOUS DÉSINTOXIFIEZ DU PORTABLE OU AU CONTRAIRE, VOUS APPELEZ LA TERRE ENTIÈRE ?P.B.: Quand je suis avec mes enfants, je lâche mon portable au maximum.

Le reste de l’année, je l’ai toujours sur moi, car je veux qu’ils puissent me joindre à n’importe quel moment.GALA: VOTRE LECTURE DE L’ÉTÉ ?P.B.

: Je suis entrain de relire L’Homme pressé de Paul Morand, une thérapie intéressante pour l’hyperactif que je suis ! (Rires). Je lis également Unité 8200, le roman de Dov Alfon, directeur de la rédaction de Libération et ancien officier du Mossad: je tourne très bientôt son adaptation pour TF1. Et puis Résistance 2050, le roman d’Amanda (Amanda Sthers, son ex femme, ndlr), co-écrit avec Aurélie Jean.

C’est le 1984 d’aujourd’hui: c’est tellement prémonitoire sur l’intelligence artificielle, sur ces avancées inexorables et parfois impitoyables avec une très jolie histoire de femmes. Je vous le conseille vraimentGALA: SUR UNE PLAGE, VOUS MATEZ, VOUS LÉZARDEZ OU VOUS LISEZ ?P.B.

: Mon plaisir absolu de la plage à Los Angeles où résident mes enfants, c’est de me rendre sur le Pacific Coast Highway, après avoir déposé mon fils à l’école à 8 heures du matin, et marcher seul sur la plage. C’est un besoin physique. Un bonheur absolu.

Los Angeles est une destination parfaite pour moi, car je suis en horaire décalé avec ma vie en France. Je me lève souvent à 5 heures du matin, je règle quelques dossiers avec Paris et ensuite, je suis entièrement disponible pour mes enfants. J’y ai mon rythme.

Je suis tranquille. Je prends mon temps.

GALA: VOUS ÊTES UN VRAI PAPA POULE POUR VOS FILS ?P.

B.: Oui, avec les garçons (Oscar, 19 ans, et Léon 17 ans), on ne s’est jamais séparés très longtemps. J’y vais dès que je peux.

Et chaque été, je reçois à la maison, leurs copains depuis qu’ils ont 5 ans. C’est toujours émouvant, car je les ai vu tous grandir sous mes yeux. Et je sais que cet été, ils vont me raconter dans quelle université ils rentrent l’année prochaine.

J’attends ces retrouvailles avec impatience, car j’adore leurs conversations entre eux et avec nous. C’est très enrichissant.GALA: VOUS VOYAGEZ POUR CHANGER DE LIEU OU POUR VOUS CHANGER LES IDÉES ?P.

B.: Ces voyages me nourrissent et me permettent de déplacer le curseur des priorités. Globalement, elles allègent mon quotidien.

Alors, bien sûr, j’aime retrouver L.A. mais également me rendre dans ma maison de L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse).

GALA: L’ÉTÉ, C’EST AUSSI LA SAISON DES AMOURS. VOUS SOUVENEZ-VOUS DE VOTRE PREMIER COUP DE COEUR ?P.B.

: (Il réfléchit). C’était l’été qui a suivi la sortie d’Il était une fois dans l’ouest (27 aout 1969, ndlr), je devais avoir 10 ans. Je m’identifiais complètement au personnage principal.

Nous étions en vacances en Espagne, et un jour, vêtu du peignoir marron qui faisait office de cache-poussières, coiffé d’un chapeau, avec un harmonica en bandoulière, j’ai commencé à déambuler dans le village en me prenant pour un cow-boy. Et là, une petite fille, absolument somptueuse, s’est mise à me regarder alors que les autres me prenaient tous pour un fou. Elle m’a souri, mais je ne sais même pas si on s’est parlé ce jour-là, car j’étais très timide, mais j’ai eu un vrai coup de coeur de jeune ado.

L’année suivante, je suis parti en Angleterre et comme tout les jeunes de mon âge, j’ai échangé mon premier baiser avec une fille là-bas.

GALA: QUEL ADO ÉTIEZ-VOUS SUR LA ROUTE DES VACANCES ?P.B.

: Plus jeune, je partais avec ma mère en Italie. Un souvenir magique, fondateur. Culturellement si enrichissant.

Mais à 16 ans, j’ai souhaité me payer moi-même mes vacances. J’ai réussi à décrocher un job au Club Med, en tant que Gentil Organisateur au pair dans l’animation. Ma première saison, je l’ai passée à Tignes Val-Claret.

J’étais tellement heureux de pouvoir chanter. Ce sont des scènes très formatrices. Devant un public en vacances, qui n’étaient pas là pour moi.

Il fallait les séduire. Et la dernière semaine de la saison, j’invitais ma mère pendant une semaine. Tout un symbole.

Essentiel pour moi. J’ai travaillé cinq-six ans comme ça pendant mes vacances, entre les cours. Et j’y retourne encore avec plaisir.

Je leur dois beaucoup.Le Gala de la semaine est disponible en version numérique dès ce jeudi 13 juillet. Abonnez-vous à Gala sur Prismashop pour recevoir le magazine directement à votre domicile.

Crédits photos : Serge Arnal /starface