Après la Polyclinique, C2S rachète les cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier


Le virage fera date. Soucieux de consolider « son maillage régional » d’établissements de soins privés en Franche-Comté, le Groupe Stéphanois de Santé (C2S) avance ses pions à toute vitesse, se positionnant en situation de monopole.

À la tête de 16 cliniques

Après la Polyclinique, C2S rachète les cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier

Rachats finalisés en octobre 2020Lancé sur cet élan, C2S s’apprête à racheter au groupe Ramsay deux nouvelles cliniques  : Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier.Contactée par L’Est Républicain, la direction du groupe confirme « ce projet de rachat », dont le ‘‘closing’’ (comprendre la ‘‘finalisation’’) est annoncé « pour octobre prochain ». Les modalités financières de la transaction restent inconnues.

À Besançon, « pas de projet de regroupement » promet C2SLes nouvelles vont vite. À Besançon, les responsables de C2S ont déjà rencontré les équipes de Saint-Vincent pour présenter les contours de leur plan. L’ensemble du personnel de la clinique, lui, a été avisé la semaine dernière par une note interne.

Tous se posent une unique question, partagée par les soignants de la Polyclinique de l’autre côté de la ville  : se dirige-t-on vers une fusion ? « Il n’y a pas de projet de regroupement de ces entités », répond C2S. Du moins dans un avenir immédiat.

Des questions à l’horizonIl paraît en effet inconcevable que cette politique de rachat n’engendre pas une réorganisation des deux cliniques bisontines, concurrentes hier, sœurs demain, et dont certaines activités doublonneront dès lors qu’elles se retrouveront dans le même giron.

Comment s’articuleront les deux sites, à court, moyen puis long terme ? Quelles seront les conséquences de cet inéluctable rapprochement en termes de personnel ? Et en termes d’accueil pour les patients (20 000 par an à la Polyclinique, 38 000 à Saint-Vincent) ? À ce stade, les interrogations demeurent.

« Nous avons tout à gagner à nous unir »« Nous avons tout à gagner à nous unir », rassure la directrice de la Polyclinique, Raphaëlle Remoleur, « depuis quatre ans, nous avons appris à travailler ensemble et quelques barrières sont déjà tombées entre nos communautés médicales. »C2S peut, selon elle, amener « un projet intéressant et cohérent, qu’il sera intéressant de construire et qui permettra de pérenniser l’offre de soins à Besançon.

Je ne crois pas à une fusion dans les quelques années à venir, même si je ne dis pas que ça ne se fera jamais. Dans ce type de mariages, 1+1 n’est pas égal à 2  : on a chacun nos histoires, nos cultures, nos clientèles, nos prises en charge. En revanche, ce qui est certain, c’est qu’il y a des synergies et des mutualisations à trouver.

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