Vincent Descoeur savoure avec sobriété une large victoire dans la 1ere circonscription du Cantal


Il n’est pas encore 20 heures, mais Radio Cantal fonctionne à plein sur la terrasse du Temps, en centre-ville d’Aurillac. Les élus présents comprennent vite que le premier tour est confirmé, Jamel Belaidi. résume sa pensée : 

« C’est la démontada ! »

À 20 h 20, le ticket gagnant Vincent Descœur et Isabelle Lantuejoul, accompagné par Stéphane Sautarel, sénateur (LR), remonte la rue des Forgerons, chaleureusement applaudis par la cinquantaine de soutiens. Le député sortant fraîchement réélu fait applaudir sa nouvelle suppléante, fait un tour d’embrassades, puis enchaîne directement sur les interviews.Vincent Descœur a l’habitude. Élu en 2007, battu en 2012, vainqueur en 2017 puis 2022, sa sobriété tranche avec les effusions qui se déroulent derrière lui, alors qu’il répond aux questions de France 3. la récompense d’une présence sur le terrain qui ne se limite pas aux périodes électorales. »

Pendant ce temps, Michel Teyssedou descend la rue de l’Hôtel-de-Ville, salue de manière républicaine Isabelle Lantuejoul, laisse son adversaire faire son direct sans le déranger et part vers la préfecture. Vincent Descœur déroule, rappelle avoir fait campagne pour que « l’Assemblée nationale redevienne un lieu de débat, ne soit pas une chambre d’enregistrement. Le groupe, que je vais rejoindre, aura un rôle à jouer demain. Le gouvernement va se saisir de la question du pouvoir d’achat, des retraites, du grand âge… »Il écarte les questions posées sur la taille de ce fameux groupe, « je n’ai pas tous les chiffres ». La caméra s’éteint, il récupère un verre, retourne au cœur de ses soutiens. Après le café Le Temps, la fête devait se poursuivre… au Tempo express. Vincent Descœur vient de se donner, après une campagne étrange et un score plébiscitaire, cinq ans de plus à l’Assemblée nationale.

Pierre Chambaud