Fin de carrière des séniors : l’épineuse question qu'elle n'est pas vite répondue


les études prospectives (opposées) et les solutions (divergentes) qui s’expriment depuis des mois, voire depuis des années, voire depuis 1995, date de la première tentative de réforme (avortée) sur le sujet. 

Réforme des retraites  : quid des fins de carrière des séniors ?

Mais il est un élément parfois occulté et souvent traité à la légère dans tous les débats récurrents autour du système de retraite et de sa rénovation. Il s’agit du travail des seniors. Pour le gouvernement, l’allongement du temps de travail est un bienfait pour que les quinquas et sexas sans travail retrouvent un job. Puisqu’ils doivent bosser plus longtemps, les entreprises seraient mécaniquement rassurées  : elles les recruteraient plus volontiers puisqu’elles les garderaient plus longtemps et ne craindraient plus qu’ils partent trop vite pour toucher leur pension. Une manière d’occulter totalement la montagne d’arguments que les boîtes avancent pour ne pas embaucher des salariés de plus de 45 ans, qu’elles accusent d’être, en vrac, trop chers, pas assez digitaux et ingérables.

Fin de carrière des séniors : l’épineuse question qu'elle n'est pas vite répondue

Pas de solutions, pas de question

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La faute à la culture des entreprises

Et le ministre de conclure :

La première clé pour l’emploi des seniors, c’est un changement de culture dans les entreprises.

Autrement dit, il faut une réforme sociétale, un vaste chantier qui risque de durer des années, comme celui de la parité femmes-hommes dont les premiers bénéfices ont mis vingt ans à se voir sur le terrain et a été assorti de quotas et de sanctions financières pour les entreprises réfractaires.Bref, si la réforme est prête à être votée, et adoptée après les discussions devant les assemblées, il est fort à parier que les seniors restent les grands absents sur les bancs, dans les amendements, comme dans les cortèges syndicaux. Cela pourrait vous intéresser :