qui est coupable  ? Les dernières avancées de l'enquête


AFFAIRE GREGORY. Ce lundi 20 septembre 2021, TF1 diffuse la série « Une affaire française », sur le meurtre du petit Grégory. Si l’enquête continue d’avancer, près de 40 ans après les faits, peut-on espérer connaître un jour l’identité de l’auteur de cet assassinat ?

Sommaire

Les parents du petit Grégory ne baissent pas les bras.

qui est coupable  ? Les dernières avancées de l'enquête

Pour eux c’est certain : l’identité de l’auteur, ou des auteurs, de l’assassinat de leur fils finira par être dévoilé. Depuis près de 40 ans, après que le corps de ce petit garçon de 4 ans ait été retrouvé pieds et poings liés, noyé, dans la Vologne, l’affaire Grégory Villemin figure comme un des plus anciens cold case français. Et elle fait l’objet d’une série événement, diffusée à partir de ce lundi soir sur TF1.

Mais après des années d’enquête, peut-on espérer un jour connaître le coupable de cet acte effroyable derrière l’affaire Grégory ? C’est encore une possibilité, car la justice, elle non plus, ne compte pas s’en arrêter là. En janvier dernier, la cour d’appel de Dijon a demandé de nouvelles expertises ADN pour tenter de répondre à ce mystère. Cette expertise, qui porte sur neufs traces ADN, est en réalité considérée comme l’analyse de la dernière chance.

« Mais la science de l’ADN évolue vite et lorsque de nouvelles techniques s’offrent à nous, nous les utilisons », relativise toutefois Me Marie-Christine Chastand-Morand, une des avocates du couple. Pourtant, en 2013 déjà, trois séries d’expertises génétiques n’avaient montré aucun résultat significatif.

Elles sont conservées entre 25 et 40 ans selon la nature de l’infraction.

Pour tenter d’aider les enquêteurs, l’ADN de 37 personnes de l’entourage Villemin a été prélevé sur décision de justice. Reste qu’entre les techniques utilisées à l’époque et les années écoulées, la fiabilité du verdict (si verdict il y a) pourrait être remise en cause.

Ce travail pourrait-il permettre de retrouver le ou les auteurs des faits, et même confondre Jacqueline Jacob comme le corbeau auteur des lettres anonymes reçues par les parents du petit Grégory, dont celle postée le jour du meurtre de l’enfant ? Initiée en décembre 2019, une expertise stylométrique unique en France a mis en cause la grand-tante du défunt.

Elle a été versée au dossier le 23 avril 2021. En 2017, une expertise graphologique l’avait déjà mise en cause, avant qu’elle ne soit annulée, pour vice de procédure. Mais le capitaine Etienne Sesmat, commandant de la compagnie de gendarmerie d’Épinal (Vosges) et premier sur les lieux le jour de la découverte du corps en 1984, est dubitatif sur l’issue de l’affaire : « Je ne pense pas que l’assassin soit encore en vie, mais ça n’engage que moi », a-t-il confié sur France Inter, lundi 20 septembre 2021.

  • Christine et Jean-Marie Villemin  : comment les parents du petit Grégory ont réagi à la série de TF1

    Ce lundi soir, TF1 diffuse une mini-série sur l’affaire du petit Grégory, qui retrace son histoire à travers six épisodes. Mais les parents de l’enfant assassiné ont-ils été prévenus par la production ? On fait le point.

  • Une affaire française  : les parents de Grégory écartés de la série de TF1 ?

    UNE AFFAIRE FRANCAISE TF1.

    « Une affaire française » retrace l’enquête autour du meurtre du petit Grégory Villemin en 1984. Christine et Jean-Marie Villemin ont-ils été consultés ?

  • Bernard Laroche, Jacqueline Jacob. quels suspects dans l’affaire Grégory ?

    Ce soir, TF1 diffuse une mini-série nommée « Une affaire française ». 40 ans après la mort de Grégory Villemin, vous pourrez retracer des années d’enquête.

    Aujourd’hui, si le nom du coupable n’est toujours pas connu, de nombreux suspects ont défilé lors des investigations. Retour sur le plus célèbre cold case français.

  • Affaire Grégory : feu vert de la justice pour de nouvelles expertises ADN

    Peut-être une lueur d’espoir dans l’un des dossiers criminels les plus énigmatiques  : la justice a donné son feu vert mercredi pour de nouvelles expertises ADN dans l’affaire Grégory Villemin, alors que ses parents restent déterminés à faire éclater la vérité dans l’assassinat de leur enfant en 1984.

  • Affaire Grégory : la justice accepte de nouvelles expertises ADN

Acte 1 – Ce drame commence dans les Vosges. Le 16 octobre 1984, le corps de Gregory Villemin, âgé de 4 ans, est retrouvé dans une rivière, La Vologne.

Ses pieds et ses mains sont liés par des cordelettes. L’oncle du petit garçon déclare alors avoir répondu le jour même à un appel téléphonique anonyme revendiquant l’assassinat. Le lendemain, ce sont les parents de Gregory Villemin qui reçoivent une lettre, elle aussi anonyme, sur laquelle il est écrit : « Ton fils est mort.

Je me suis vengé. » On parle alors d’un « corbeau », qui serait responsable du meurtre. Les époux Villemin étaient déjà harcelés depuis plusieurs années via les mêmes procédés.

Acte 2 – La justice pense d’abord que le « corbeau » responsable du meurtre du petit Gregory est Bernard Laroche, le cousin du père de l’enfant. Il est alors inculpé d’assassinat et écroué, le 5 novembre 1984. Mais Murielle Bolle, le témoin principal qui affirmait l’avoir vu en compagnie de l’enfant quelques heures avant sa disparition finit par se rétracter, et les expertises graphologiques sont annulées pour vice de forme.

Bernard Laroche est libéré en février 1985.

Acte 3 – Un mois plus tard, le 29 mars 1985, le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, assassine son propre cousin Bernard Laroche, persuadé qu’il est coupable de la mort de son fils.

Acte 5 – Le 16 décembre 1993, le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, est condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, pour le meurtre de Bernard Laroche, l’oncle de l’enfant assassiné.

Acte 6 – Cordelettes, vêtements, lettres. Les époux Villemin demandent que de nouvelles recherches ADN soient effectuées pour connaître la vérité sur la mort de leur fils. La cour d’appel de Dijon ordonne la réouverture de l’enquête. Les recherches ADN commencent en 2008 et sont abandonnées en 2013, les résultats étant jugés insatisfaisants.

le procureur général de Dijon a annoncé que « plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime  »

puis mise en examen pour enlèvement de mineur suivi de mort

à l’aide d’un sac plastique Le juge Jean-Michel Lambert

Acte 10 – 11 août 2017, le Monde dévoile des extraits de la confrontation entre Murielle Bolle et son cousin Patrick F. au sujet de la soirée du 5 novembre 1984.

Il affirme que Murielle a été « lynchée » par sa famille pour qu’elle retire son témoignage contre Bernard Laroche, elle assure qu’il ne s’est rien passé ou dit ne pas s’en souvenir. Au final, chacun a maintenu sa version des faits.

Acte 11 – Le 16 mai 2018, la chambre de l’instruction de Dijon annule les trois mises en examen de Murielle Bolle, de Marcel et Jacqueline Jacob.

Après une série d’expertises et de rebondissement depuis plusieurs mois, la chambre de l’instruction renonce à se prononcer sur le fond, mais invoque un vice de procédure technique.

Acte 12 – Le 16 novembre 2018, la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 est jugée inconstitutionnelle. Le Conseil constitutionnel estime que cette dernière n’aurait pas dû être interrogée seule par les gendarmes à l’époque, car cela ne respectait pas ses droit.

Acte 13 – Le 16 janvier 2020, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris annule la garde à vue de Murielle Bolle au cours de laquelle elle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir enlevé Grégory Villemin. Les propos qu’elle a tenus devant les gendarmes sont donc éliminés du dossier.  Cependant, la justice n’a pas annulé les déclarations que Murielle Bolle avait faites aux forces de l’ordre avant le début de cette garde à vue, ni son audition devant le juge Lambert.

Au cours de cet interrogatoire, elle avait également accusé son beau-frère.

Acte 14 – La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Dijon, où est instruit depuis 1987 ce dossier-fleuve, a accepté le 27 janvier 2021 « la quasi-totalité » des demandes de nouvelles expertises, notamment ADN, déposées par Christine et Jean-Marie Villemin, relançant l’espoir de retrouver le ou les coupables.

Quels sont les liens familiaux entre Bernard Laroche et le Petit Gregory ? Bernard Laroche est le cousin germain de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory.

Sa mère est Thérèse Jacob, la sœur de la mère de Jean-Marie Villemin, Monique Jacob. Il ferait partie de ce qu’on a appelé le « clan des envieux » à l’époque du meurtre. Un groupe hétéroclite regroupant des frères de Jean-Marie Villemin, mais aussi des oncles et tantes ainsi que des membres de la famille plus éloignée, jaloux du succès professionnel du père de Gregory.

Pourquoi Bernard Laroche est un personnage clé de l’enquête sur la mort du petit Grégory ? Suite au témoignage de sa belle-sœur Murielle Bolle, qui l’accuse d’avoir enlevé le petit Grégory, Bernard Laroche est inculpé d’assassinat et écroué, le 5 novembre 1984. Il est libéré en 1985, après que la petite sœur de sa femme se soit rétractée. Il est assassiné un mois plus tard par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, persuadé que c’est bien son cousin Bernard Laroche qui a tué son fils.

Quels sont les liens familiaux entre Murielle Bolle et le Petit Gregory ? Murielle Bolle est la belle-sœur de Bernard Laroche, le cousin germain de Jean-Marie Villemin, qui est lui-même le père du petit Grégory. Âgée de 15 ans au moment du meurtre, elle a aujourd’hui 48 ans. Elle a eu des enfants et vit toujours dans les Vosges, à 20 kilomètres de Docelles, village où les gendarmes ont retrouvé le corps de Grégory Villemin.

Selon Le Parisien, elle partage sa vie avec un fromager.

Pourquoi Murielle Bolle est-elle un personnage clé de l’enquête sur la mort du petit Grégory ? A l’époque de la mort du petit Grégory, il y a 32 ans, Murielle Bolle vit chez sa grande sœur, Marie-Ange, qui est mariée. Sa mère est en effet hospitalisée et ne peut plus s’occuper d’elle.

Interrogée par les gendarmes et le juge d’instruction suite au meurtre du petit Grégory, elle affirme une première fois avoir vu son beau-frère, Bernard Laroche, enlever l’enfant. Un témoignage accablant qui conduit à la mise en examen de ce dernier. Au lendemain de son interrogatoire, Murielle Bolle change de version et se rétracte.

« Bernard Laroche est innocent », clame-t-elle alors devant la presse.

Mise en examen puis libérée, Murielle Bolle s’est exprimée sur l’affaire du petit Grégory au cours de diverses apparitions télévisées. Le 7 novembre 2018, elle a également sorti un livre, « Briser le silence », rédigé à la première personne et coécrit par Pauline Guéna, dans lequel elle donne sa version des faits.

Mise en examen en 2017 et soupçonnée du meurtre de Grégory, elle sera finalement libérée en 2018, sa garde à vue étant jugée inconstitutionnelle. Parmi ses déclarations récurrentes, Murielle Bolle explique que malgré ce qu’elle a avoué aux gendarmes à l’époque, elle n’a rien à voir avec l’enlèvement et le meurtre de Grégory Villemin en 1984, pas plus que Bernard Laroche. Ses aveux avaient été soustraits selon elle par des gendarmes qui avaient poussé à bout la jeune adolescente qu’elle était.

« La vérité, c’est que j’ai bien pris le bus scolaire ce jour-là, et Bernard était là quand je suis rentrée de l’école… « , a-t-elle confié. « Si je n’avais pas eu la peur des gendarmes et dit ce que, eux, m’avaient dit, Bernard serait peut-être encore là. » Elle y exprimait également ses regrets, après des dizaines années de tourmente  : « Je m’en voudrai toute ma vie de toute façon.

Tous les jours je pense à lui. » Et finalement de donner son souhait le plus cher sur cette affaire criminelle qui a bouleversé toute sa vie  : « Il faut qu’ils trouvent vraiment le vrai coupable. Si le vrai coupable voit cette interview, qu’enfin il dise que c’est lui et qu’il nous laisse tranquilles.

 »

Le 16 janvier 2020, la cour d’appel de Paris a annulé la garde à vue de Murielle Bolle : cela signifie que toutes les déclarations faites lors de l’audition menée par la police sont caduques pour la justice.

Quels sont les liens familiaux entre Christine et Jean-Marie Villemin et le Petit Gregory ? Christine et Jean-Marie Villemin sont les parents du petit Grégory. Depuis la mort de leur fils, le couple a eu trois autres enfants, et a quitté la région pour s’installer dans l’Essonne.

Ils demandent toujours activement à la justice de trouver qui a assassiné leur enfant de quatre ans.

En France, l’affaire Grégory fascine. Ponctuée de nombreux rebondissements, cette affaire est désormais sujet de centaines d’articles de presse, mais également de documentaires et désormais de séries. Après Grégory diffusé sur Netflix en novembre 2019, c’est au tour de TF1 de diffuser une adaptation de l’affaire.

 auteur d’un livre intitulé La Voix rauque c’est-à-dire les faits de harcèlement dont les parents de Grégory, Christine et Jean-Marie Villemin, ont été victimes durant trois ans jusqu’au meurtre de l’enfant  : la voix rauque, c’est celle du corbeau de Vologne.

Dans une interview accordée au Populaire, Thibaut Solano est revenu sur l’enquête n’ayant jamais permis de découvrir l’identité du corbeau, qui avait pourtant annoncé le drame qui allait survenir. Selon lui,  « si le corbeau avait été démasqué à ce moment-là, la suite ne serait pas arrivée. L’enquête a été menée avec des moyens un peu artisanaux.

Un gendarme s’est appuyé sur les lettres anonymes en organisant lui-même les dictées, en faisant passer ces tests à plusieurs personnes de la famille. Mais pour comparer les écritures, c’était à l’œil nu. Il n’y a pas eu d’expertise scientifique.

 »

avec les avancées scientifiques ou le recueillement de nouveaux témoignages.

Après Netflix, c’est au tour de TF1 de diffuser une série sur l’affaire Grégory. A compter du lundi 20 septembre 2021, la chaine diffusera chaque lundi soir deux épisodes d’Une affaire française, une fiction qui reprend, dans la première saison, l’historique du cold-case de la Vologne.

  Au casting figurent Guillaume Gouix dans le rôle du père, Jean-Marie Villemin, Blandine Bellavoir pour incarner sa femme Christine, Michaël Abiteboul et Lauréna Thellier jouent Bernard Laroche et Murielle Bolle. Gérard Jugnot représente quant à lui l’avocat de Christine Villemin. 

Une affaire française est en réalité une série plus large, inspirée de grandes affaires criminelles, dont la première saison est consacrée à l’affaire Grégory.

 La série reprend « fidèlement 70% des documents d’archives » selon Blandine Bellavoir, dans le rôle de Christine Villemin, qui a accordé une interview à TV Magazine. Pas de révélations à attendre de ce scénario, qui reprend donc l’affaire en l’état.

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