Piastri a posé les "fondations" de ses débuts F1 avec McLaren


Au centre du feuilleton de l’été et de l’affrontement contractuel entre Alpine et McLaren, Oscar Piastri a pu débuter sa carrière au sein de l’équipe britannique ce mardi à l’occasion des essais d’Abu Dhabi. Au volant de la MCL36, il a engrangé 123 tours de piste et, plus anecdotique, signé le 14e temps de la journée.

Bien entendu, le principal intérêt pour l’Australien était d’entamer sa relation avec son équipe technique du bon pied et de s’habituer au fonctionnement de l’écurie dans un environnement de piste, alors qu’il n’aura l’année prochaine qu’une journée et demie d’essais d’avant-saison avant de plonger dans le grand bain de son premier GP en tant que titulaire.

Aussi. Piastri a répondu : « Oui, c’est une sensation agréable. C’est un sentiment très différent du test des jeunes pilotes que j’ai fait l’année dernière, parce que je savais que c’était juste une journée pour s’amuser dans une F1, alors que cette année évidemment ce sont des fondations pour l’année prochaine. Mais oui, c’était génial de vivre ma première journée chez McLaren, d’apprendre à connaître tout le monde dans l’équipe, d’essayer de progresser et de me remettre à niveau pour l’année prochaine. »

Apprendre à connaître les hommes et les femmes qui constitueront les premiers cercles autour de lui à partir de l’année prochaine et commencer à bâtir de bonnes relations est « l’une des clés des journées » comme celle de mardi, selon le Champion F2 2021. « En termes de temps au tour, ça ne veut rien dire, parce que vous ne savez jamais ce que les autres font. Donc ce n’est pas la préoccupation première de la journée. »

tout le monde dans l’équipe, beaucoup de nouveaux noms à apprendre. C’est l’un des éléments les plus importants aujourd’hui, et surtout établir une bonne communication avec mes ingénieurs en particulier, et apprendre comment donner du feedback, ce que nous voulons ajuster et juste apprendre à nous connaître. C’est à 100% ce dont il s’agit aujourd’hui. »

Oscar Piastri (McLaren) lors de la journée d’essais à Abu Dhabi

Pour autant, une partie du travail a également concerné le pilotage : « Nous avions deux trains de C5 à la fin. Donc ce n’était pas une simulation de qualifications, disons, mais c’était ‘tu es en pneus tendres, et tu fais un ou deux tours d’attaque sur les pneus’. Alors, dans ma position, j’ai certainement attaqué aussi près que possible de la limite. Nous avons essayé beaucoup de choses différentes et nous avons fait quelques runs plus longs pour nous y habituer. Et certaines techniques de pilotage et d’autres choses qui peuvent être différentes des voitures que j’ai pilotées auparavant. »

Interrogé sur l’éventuelle pression que peut apporter une journée de test telle que celle de ce mardi dans le contexte du faible nombre de jours d’essais hivernaux l’année prochaine, Piastri de répondre : « Je ne sais pas si cela met beaucoup de pression. Mais c’est assurément important, parce que les règles sont les mêmes pour l’année prochaine. Bien sûr, tout le monde va essayer d’aller de plus en plus vite l’année prochaine. »

L’Australien a pu goûter pour la première fois aux rebonds caractéristiques des F1 version 2022 : « Il y a vraiment des choses qui sont différentes : rebondir dans les lignes droites est quelque chose de nouveau ! Donc, oui, c’est un jour important. Mais je pense qu’apprendre à connaître l’équipe et simplement. Je pense que le but d’aujourd’hui était d’essayer d’apprendre autant que possible, et de ressortir d’aujourd’hui avec des domaines à améliorer plutôt que de savoir où nous en sommes en termes de temps au tour. »

En tout cas. Piastri se réjouit d’avoir eu ce roulage comme point de départ de sa carrière de titulaire en F1 : « Je pense que piloter la voiture aujourd’hui était la chose la plus positive. Et, évidemment, vous ne pouvez rien substituer au temps de piste. Donc je pense qu’avoir cette journée en particulier était vraiment important et très positif. »

« Et puis, j’ai pu travailler sur les périphériques, et apprendre à mieux connaître mes ingénieurs et tous les membres de l’équipe. S’il y a des choses que je veux changer l’année prochaine, je peux en parler aux gens, j’ai hâte de pouvoir concevoir mes propres petits trucs si je le souhaite. C’est le genre de détails que l’on ne voit pas forcément et c’est tout ce sur quoi je peux travailler au cours des six prochaines semaines. »

Propos recueillis par Luke Smith